La renaissance de la rivière Saint-Charles

Source : Ville de Québec, le 4 juin 2008

Fruit du partenariat Canada, Québec et Ville de Québec

Le gouvernement du Canada, le gouvernement du Québec et la Ville de Québec puvent dire mission accomplie : la rivière Saint-Charles, située au coeur de Québec, est désormais renaturalisée et dépolluée. Pour marquer la fin de près de deux décennies d’efforts, monsieur Steven Blaney, député de Lévis-Bellechasse à la Chambre des communes, au nom de l’honorable Lawrence Cannon, ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, madame Nathalie Normandeau, vice-première ministre et ministre des Affaires municipales et des Régions, et monsieur Régis Labeaume, maire de Québec, ont dévoilé une œuvre d’art, soit un canard colvert stylisé, création de l’artiste Truong Chanh Trung.

L’aide financière des trois paliers de gouvernement s’élève à 110 millions de dollars à raison d’un tiers chacun. Ainsi, les gouvernements du Canada et du Québec contribuent pour 73 millions de dollars dans le cadre du Fonds canadien sur l’infrastructure stratégique, alors que la Ville de Québec assume l’autre tiers.

« L’assainissement de la rivière Saint-Charles sera bénéfique autant pour les riverains et les touristes que pour le développement urbain dans la région de Québec. Le gouvernement du Canada est fier d’avoir contribué à ce projet qui cadre bien avec les objectifs de notre nouveau plan Chantiers Canada, a déclaré monsieur Blaney. D’une valeur de 33 milliards de dollars, ce plan viendra appuyer des projets comme celui-ci qui encourageront une économie plus forte, un environnement plus sain et des collectivités plus prospères. »

« Maintenant réalisé, ce projet d’assainissement des eaux et de renaturalisation des berges de la rivière Saint-Charles est des plus avantageux pour la Ville de Québec à bien des égards, puisqu’il facilite l’accès à un important plan d’eau au cœur même de la ville, met en valeur ces espaces riverains, tout en ayant un effet structurant sur l’aménagement du territoire. Il vient, par ailleurs, renforcer le potentiel récréotouristique des attraits de la ville de Québec, en plus d’améliorer à la fois la qualité de l’environnement et la qualité de vie de sa population », a déclaré la ministre Nathalie Normandeau.

Pour le maire de Québec, monsieur Régis Labeaume : « La fin des travaux de renaturalisation de la rivière Saint-Charles signifie que les citoyens de Québec peuvent reprendre possession d’un cours d’eau et de ses berges qui ont toujours été au centre de l’activité de la ville au cours de ses 400 ans d’histoire. Pour les années 2000, ce sera pour le plein air et la détente ».

La rivière Saint-Charles renaturalisée

La renaturalisation de la rivière Saint-Charles consiste en l’enlèvement du béton sur huit kilomètres de rives, la création de 65 000 mètres carrés d’habitats fauniques diversifiés et la restauration de la rivière par la plantation d’espèces végétales indigènes (500 arbres, 1500 arbustes, 100 conifères, 20 000 plantes herbacées). En ce qui a trait à la dépollution, elle se fait à l’aide de 14 bassins de rétention qui contrôlent 90 % des débordements des eaux usées en temps de pluie. La construction de ces réservoirs permet de capter les eaux usées avant leur rejet dans la rivière pour les acheminer vers la station de traitement des eaux usées. La rivière sera ainsi épargnée de quelque 6 millions de mètres cubes d’eaux usées annuellement.

Partenariat avec les organismes du milieu

La renaturalisation de la rivière a aussi bénéficié du soutien financier de la Fondation de la faune de Québec qui a contribué pour 350 000 $ au projet ainsi que de l’appui de plusieurs organismes du milieu soit Rivière Vivante, la Société de la rivière Saint-Charles, l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles (APEL), le Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles ainsi que de la Réserve indienne de Wendake.