Élections municipales 2013 : nos questions aux candidats

L’APEL a posé les questions suivantes à tous les candidats aux élections municipales à Lac-Beauport, Québec et Stoneham. Vous trouverez les réponses reçues plus bas en ordre alphabétique.

Question 1: Comment pensez-vous pouvoir concilier la disponibilité en eau potable de qualité à faible coût, avec une urbanisation et une imperméabilisation des sols croissants?

Question 2: Quels moyens sont à mettre en œuvre en priorité afin de protéger la qualité de l’eau des cours d’eau de votre municipalité?

Question 3: Quels sont, selon vous, les avantages et les lacunes du Règlement de contrôle intérimaire visant à limiter les interventions humaines dans les bassins versants des prises d’eau de la Ville de Québec installées dans la rivière Saint-Charles et la rivière Montmorency adopté par la Communauté métropolitaine de Québec ?

Question 4: Si vous êtes élu, quelles collaborations envisagez-vous entre votre municipalité et l’APEL?

 

Voici les réponses reçues:

Lac-Beauport

Avenir Lac-Beauport (Sylvie Chartier, candidate au siège #3 et Marc Bertrand, candidat au siège #1 pour la formation AVENIR LAC-BEAUPORT.)

En réponse aux questions adressées à notre parti, sachez d’emblée, que notre formation Avenir Lac-Beauport est tout à fait consciente que les modalités d’occupation du sol et de gestion de son territoire en amont de la rivière Saint-Charles auront des conséquences directes sur la qualité de l’eau dans l’ensemble du bassin versant qui fournit l’eau potable à la majorité des résidants de la ville de Québec.

À la lecture de notre plateforme à l’adresse www.avenirlacbeauport.ca, vous serez en mesure de constater que la protection de l’environnement naturel de Lac-Beauport, et en particulier la qualité de l’eau potable, figure au premier plan de nos préoccupations collectives :

Un approvisionnement en eau potable de qualité en parrainant les groupes de citoyens aux prises avec des problèmes de contamination de leur source d’eau potable et en exerçant un contrôle serré des constructions en berge et du développement domiciliaire, et ce, en particulier dans les zones non desservies par les services d’égout

et d’aqueduc;

La protection des lacs et des cours d’eau au coeur de la gestion et de l’aménagement du territoire

  • en établissant, en collaboration avec l’Association des riverains, les mesures les plus efficaces à enchâsser dans la réglementation municipale pour assurer la qualité de l’eau du lac Beauport;
  • en adoptant une mise à jour du Règlement sur la restauration des rives dégradées, décapées ou artificielles;
  • en s’inspirant des recommandations du Comité du bassin versant de la rivière Jaune;
  • en respectant strictement les normes et les directives du règlement de contrôle intérimaire (RCI) 2010-41 de la Communauté métropolitaine de Québec.

Le contrôle du développement résidentiel en respect de la capacité des milieux naturels

  • par la consolidation des développements résidentiels existants et de la disponibilité des terrains vacants desservis avant l’émission de nouveaux permis de lotissement ou de construction;
  • par des dispositions visant la réalisation de projets résidentiels en accord avec des principes et techniques d’aménagement qui recherchent un équilibre entre le développement et la protection du milieu naturel – notamment par l’application de
  • plans d’aménagement d’ensemble (PAE);
  • par le développement et la mise en place de mécanisme d’évaluation des impacts environnementaux et fiscaux pour tout projet de construction ou de développement résidentiel, de manière à évaluer les effets sur l’environnement et les besoins réels en matière d’infrastructures et d’équipements municipaux;
  • par le découpage du plan de zonage en privilégiant l’approche de gestion par bassins versants et par la prise en compte de la capacité de support de chacun des bassins versants du territoire pour minimiser les impacts du milieu bâti sur l’écosystème naturel.

Une démarche de protection et de mise en valeur de la forêt et des milieux humides pour, d’une part, minimiser les impacts du développement sur nos milieux naturels, et, d’autre part, pour attribuer une vocation de conservation à ceux dont les qualités exceptionnelles auront été reconnues.

À ces engagements annoncés s’ajoute celui d’établir un contrôle systématique des rejets dans les lacs et cours d’eau provenant des chalets et des résidences de longue date.

Vous aurez constaté que nous comptons respecter strictement les normes et les directives du règlement de contrôle intérimaire (RCI) 2010-41 de la Communauté métropolitaine de Québec. Si votre expérience sur le terrain a relevé des lacunes dans cet outil réglementaire, nous vous prions de nous le faire savoir afin que l’on puisse éventuellement resserrer nos normes et directives municipales de construction à proximité des plans d’eau.

Enfin, notre formation Avenir Lac-Beauport entend collaborer étroitement avec le Comité de bassin de la rivière Jaune et l’Association des riverains du lac Beauport. Nous espérons également compter sur l’expertise reconnue de l’APEL pour assurer la protection et la mise en valeur du patrimoine écologique des bassins versants et les tributaires de la municipalité de Lac-Beauport qui alimente le lac et la rivière Saint-Charles.

Sylvie Chartier, candidate au siège #3 et Marc Bertrand, candidat au siège #1 pour la formation AVENIR LAC-BEAUPORT.

 

Équipe Beaulieu Vision Lac-Beauport

Olivier F. BÉRARD Candidat au poste numéro 1

Question 1

La disponibilité en eau potable de qualité pour la municipalité de Lac-Beauport est assurée par des puits municipaux pour environ 30% des résidences qui sont desservies par l’aqueduc alors que les 70% des autres résidences sont desservies en eau potable par le biais de leur propre puits artésien.

Depuis plusieurs années, nous encourageons fortement les propriétaires de puits artésiens à faire échantillonner la qualité de l’eau au moins une fois par année et ce par différents moyens comme le journal municipal. En fonction des résultats, des actions sont entreprises pour corriger les situations problématiques.

Pour ce qui est des puits municipaux, un suivi systématique et rigoureux de la nappe phréatique est réalisé annuellement.

Pour les secteurs qui éprouvent de la difficulté pour avoir de l’eau potable de qualité, l’équipe Beaulieu poursuivra son approche de collaboration avec les citoyens pour évaluer la faisabilité de l’implantation d’un réseau d’aqueduc et d’égouts.

Notre règlement sur la foresterie urbaine ainsi que le règlement sur la naturalisation des rives contribuent grandement à limiter l’imperméabilisation des sols et à protéger nos cours d’eau ainsi que nos lacs.

À titre d’exemple, le taux de conformité au règlement sur la naturalisation des rives est supérieur à 95% depuis cet été.

Enfin, l’équipe Beaulieu, lors de son premier mandat a acquis plus de 30 millions de pieds carrés de terres forestières localisés dans le bassin versant de la rivière Jaune, Ces acquisitions contribuent grandement à la protection des bassins versants.

Question 2

Afin de protéger la qualité de l’eau de nos lacs et de cours d’eau, les moyens prioritaires à mettre en œuvre sont :

  • a. implanter de nouvelles structures de captage des sédiments sur certains chemins comme celui de la Montée du Bois-franc et du Chemin des Glacis
  • b. poursuivre les actions de naturalisation des rives pour l’ensemble des lacs et des cours d’eau
  • c. poursuivre le suivi systématique de la qualité de l’eau de nos lacs et cours d’eau (programme d’échantillonnage de 65 stations) où chaque lac est échantillonné trois fois par année et chaque cours d’eau 6 fois par année.
  • d poursuivre le programme de vidange périodique des installations septiques  pour détecter les installations défectueuses
  • e poursuivre la collaboration avec les différents organismes de bassin versant et différentes associations de riverains afin de sensibiliser adéquatement la population

Question 3

Le Règlement de contrôle intérimaire n’a pas obligatoirement limité les interventions humaines dans les bassins versants des prises d’eau de la Ville de Québec. C’est un outil de gestion et d’encadrement du développement qui a des qualités et des lacunes.

Un des avantages est l’emphase mis sur le contrôle des eaux de ruissellements et de drainage aussi bien pour les projets de développement que pour les constructions unifamiliales.

Un des inconvénients est l’alourdissement des procédures administratives à compléter pour obtenir un permis de construction.

Question 4

Si nous sommes élus, l’Équipe Beaulieu Vision Lac-Beauport sera très ouverte à collaborer avec l’APEL pour continuer à protéger notre environnement qui nous tient à cœur.

 

Québec

Démocratie Québec

Questions 1 et 2

Une politique de densification à l’échelle humaine sera instaurée. Elle sera balisée pour protéger et améliorer la qualité de vie des citoyens en densifiant de façon prioritaire les surfaces minéralisées, en limitant le nombre de cases de stationnement extérieur, en protégeant adéquatement les arbres qui ne sont pas dans l’aire de construction de la bâtisse, en instituant des normes de mixité d’usage et de mixités sociales, en conservant les milieux naturels à proximité des aires de densification et en s’assurant que les services culturels et communautaires croissent avec l’augmentation démographique.

Les terres zonées agricoles, les milieux humides (incluant les bandes riveraines) et les boisés urbains d’intérêt seront protégés du développement immobilier.

Les objectifs de densification des milieux naturels seront retirés du Plan métropolitain d’aménagement et de développement de la CMQ.

La ville deviendra une ville verte en se dotant des outils suivants : Politique de l’arbre, Charte des paysages, Plan de lutte contre les ilots de chaleur, Plan de lutte contre les changements climatiques, Plan de conservation des milieux humides et Plan de conservation des milieux naturels.

La ville se dotera d’une véritable trame verte en protégeant au moins 12% de son territoire urbanisé en milieux naturels d’intérêt, en s’assurant que ces milieux naturels soient répartis dans la trame urbaine à proximité des citoyens, en connectant ces milieux naturels par des corridors verts et en protégeant la ceinture agro-forestière périurbaine. En ce sens, Démocratie Québec a appuyé le Mouvement toile verte lancé récemment par un regroupement d’organismes environnementaux.

Pour garantir à tous les citoyens un approvisionnement en eau potable de qualité, les efforts seront poursuivis en vue de protéger les bassins versants ainsi que les cours d’eau qui forment la source d’eau potable de Québec. – La réglementation sera revue afin de protéger les nappes phréatiques, particulièrement dans les zones périphériques des parcs industriels. – Les usines de traitement des eaux feront l’objet d’une vigilance extrême pour mettre à l’abri de ruptures ou de dégradation de la qualité de l’eau les zones urbaines qu’elles desservent. – Des mesures seront prises pour encourager les citoyens à réduire leur consommation d’eau potable non seulement pendant les périodes de pénuries appréhendées mais toute l’année durant. – Les services municipaux s’emploieront à améliorer la gestion des eaux de pluie.

Pour assurer le maintien et le développement du couvert végétal des espaces publics de la ville, le programme de plantation d’arbres d’alignement le long des artères résidentielles et des rues principales à vocation de services et de commerce sera accéléré et le nombre d’arbres plantés sera accru. – Toutes les nouvelles rues seront soumises à un programme de plantation dont les coûts seront assumés par les promoteurs au même titre que les services d’utilité publique. – Chaque parc de la ville fera l’objet d’un programme de plantation et de remplacement d’arbres afin de maintenir le volume actuel de végétaux et, dans la mesure du possible, de l’augmenter. – Les quartiers dont le couvert végétal est le plus réduit et où les ilots de chaleur sont les plus criants feront l’objet d’une attention spéciale. Le réaménagement de certaines rues fera place à la plantation d’arbres et d’ilots de verdure et des espaces verts seront aménagés, avec la contribution de leurs propriétaires, sur les lots vacants en attente d’affectation. Un objectif minimum de 25% de couverture arborée sur l’ensemble du territoire urbanisé sera fixé. – Le verdissement des toitures sera encouragé par le truchement de contributions spéciales ou de congés fiscaux, particulièrement dans les quartiers anciens où le couvert végétal est moins présent et où le réchauffement climatique est plus senti.

Dans une vision plus globale, la ville préparera un livre vert sur l’environnement à Québec pour prendre une photographie d’ensemble des enjeux environnementaux et établir un plan d’actions complet et cohérent d’intervention sur le milieu. – La réalisation de ce livre vert sera confiée à une commission d’étude formée d’experts. Cette commission d’étude mènera les travaux de recherche qui s’imposent, colligera toutes les données scientifiques existantes et consultera la population de Québec ainsi que tous les organismes qui oeuvrent dans le domaine de l’environnement et du développement durable. – Le livre vert sera suivi de l’adoption par le conseil municipal d’une politique globale de l’environnement avec un horizon de deux décennies. La politique prendra appui sur les principes du développement durable inscrits dans la Loi sur le développement durable. Elle prévoira également des critères d’impact permettant de mesurer l’efficacité et l’efficience des mesures mises en oeuvre.

Question 3

Réponse à venir

Question 4

L’APEL et les autres groupes de protection des bassins versants seront identifiés comme des partenaires privilégiés de la Ville de Québec en matière de consultation, d’analyses ponctuelles de certaines situations problématiques, de suivis sur la qualité des eaux, d’éducation de la population, de restauration de rives et autres interventions ciblées sur le terrain dans une perspective visant une meilleure protection des cours d’eau et de la qualité de leur eau. La Ville de Québec reconnaîtra leur expertise et les invitera à collaborer avec elle pour l’établissement de politiques en vue de la protection des cours d’eau et de leurs bassins versants. Elle les invitera à collaborer notamment à la préparation d’un livre vert sur l’environnement à Québec.

 

Équipe Labeaume

Question 1

Dans les dernières années, plusieurs actions ont été entreprises pour concilier l’importance de protéger nos ressources en eau avec l’urbanisation croissante.

  • Concernant la disponibilité en eau potable de qualité à faible coût, il importe de poursuivre la mise en oeuvre des orientations et des objectifs de la Politique de conservation de l’eau potable que nous avons adoptée en 2010. Rappel des orientations :

– Protection des prises d’eau et des bassins versants

– Production d’une eau de qualité en quantité suffisante

– Gestion durable de la ressource «eau»

  • Concernant l’urbanisation, nous avons déjà établi avec nos partenaires de la CMQ lors de l’adoption du dernier PMAD que nous allions limiter l’agrandissement du périmètre d’urbanisation et miser sur la densification intelligente, la mixité des fonctions et le réaménagement des quartiers existants plutôt que sur l’étalement urbain. Il faut donc s’assurer de poursuivre la mise en oeuvre du PMAD pour protéger nos ressources (eau de qualité et en quantité suffisante, couverture boisée et biodiversité, etc.).

Question 2

Tel qu’indiqué précédemment, il faut poursuivre la mise en oeuvre des orientations et des objectifs de la Politique de conservation de l’eau potable. De plus, nous avons récemment participé à la réalisation d’un audit sur l’aquaresponsabilité municipale lors duquel nous avons obtenu une cote A+, confirmant que les orientations de la Ville en matière de gestion de l’eau sont généralement adéquates. Nous nous baserons donc sur les recommandations de ce rapport pour poursuivre l’amélioration de nos pratiques et de nos politiques. En terminant, il faut souligner le fait que nous sommes très proactifs dans tout ce qui en trait à la gestion de l’eau. À titre d’exemple, les normes d’éloignement des cours d’eau et milieux humides que nous imposons sont plus sévères que les normes ministérielles.

Question 3

Le principal avantage du RCI est qu’il est le fruit d’une concertation entre la Ville de Québec et les municipalités environnantes. C’est également un outil novateur en matière de gestion de l’eau qui encadre bien le développement. Il a permis l’élaboration du Guide du promoteur et confirme la possibilité de développer intelligemment le secteur résidentiel dans les bassins versants.

Le RCI comporte toutefois des petites lacunes puisqu’il ne prend pas toujours en considération l’existant ainsi que certaines réalités particulières sur le terrain. D’autre part, si certaines situations sont analysées au cas par cas et que des autorisations spéciales y sont données, cela risque de créer une brèche dans l’application du règlement.

Question 4

Nous nous engageons à poursuivre l’encadrement et l’excellente collaboration que nous avons avec l’APPEL pour permettre à l’organisme de poursuivre sa mission de protéger et la mettre en valeur le riche patrimoine écologique du bassin versant de la rivière Saint-Charles, dans le but d’y promouvoir, d’une part, un milieu de vie harmonieux aux humains qui l’habitent et, d’autre part, la pérennité et la qualité de l’eau.

Stoneham

Équipe G. St-Laurent

D’un commun accord L’ÉQUIPE G. ST-LAURENT a répondu à vos questions et chacun des membres est conscientisé sur l’importance que l’on donnera au suivi et à l’application des points suivants dans notre prochain mandat.

Question 1

  • Renforcer les interventions municipales sur les économies d’eau potable. En effet, malgré l’existence d’un règlement à ce sujet on constate qu’il y a encore place à une modification des pratiques à ce niveau. Nous miserons sur l’éducation et la sensibilisation auprès des citoyens notamment par des capsules dans la revue municipale, mais aussi par l’introduction d’une patrouille verte et bleue composée d’étudiants qui circuleraient sur le territoire durant l’été pour informer les citoyens sur les bonnes pratiques de consommation d’eau. La patrouille ferait également de l’éducation sur d’autres pratiques ÉCOresponsables, par exemple sur la gestion des matières résiduelles, l’entretien écologique des terrains, etc. (L’APEL pourrait être partenaire dans l’organisation, la gestion de la patrouille verte et la rédaction des  messages (en relation avec la question 4).
  • Dans un deuxième temps, il faut mettre en place des mesures pour réduire l’imperméabilisation des sols. Pour ce faire, il faut appliquer de manière plus rigoureuse le règlement relatif à l’interdiction de raccorder les gouttières dans les réseaux pluviaux existants et obliger les citoyens qui ont raccordé leurs gouttières à la rue en perçant des trous dans les bordures, à corriger leur système. Cette mesure pourrait être accompagnée d’un programme de subventions à l’achat de barils de récupération des eaux pluviales.
  • Enfin il faut revoir les concepts traditionnels de design des nouveaux développements (rue moins large, retour des fossés, conservation d’un maximum de surface naturelle, respect de l’hydrologie naturelle des secteurs, etc.).

Question 2

  •  Toutes les mesures mises en œuvre afin de favoriser l’infiltration naturelle des sols contribueront à réduire le ruissellement et donc à protéger les cours d’eau et les lacs.
  • Nous continuerons le programme relatif à la vidange des fosses septiques et accentuerons le programme d’inspection pour accélérer la mise en conformité des installations non conformes. Le soutien financier accordé par la municipalité n’est peut-être pas la solution idéale pour inciter les citoyens à mettre aux normes leurs installations, nous pensons qu’un soutien technique pourrait être plus efficace. De plus, il faut se doter d’une politique générale de mise aux normes afin de cibler les secteurs qui doivent être priorisés.
  • Il existe sur le territoire des quartiers où les terrains sont très exiguës et où la nature du sol et peu propice au bon fonctionnement des installations septiques. Le raccordement de ces secteurs au réseau d’égout municipal et à l’usine de traitement est très complexe et onéreux. Des études relatives à la possibilité de construire des réseaux privés, telles que nous avons commencées lors de notre dernier mandat, devraient être reprises afin de viser une solution collective et plus durable à ce problème.
  • Nous continuerons également d’être très vigilants en ce qui concerne les résurgences de l’ancien site d’enfouissement afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de contamination de la nappe phréatique ou des cours d’eau à proximité.

Question 3

  • Nous pensons que le règlement de contrôle intérimaire a eu pour effet de rendre plus équitable l’application des normes de protection puisque l’ensemble des municipalités localisées dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles y sont soumises. En effet, lors de mon précédant  mandat, nous avons été les précurseurs dans la mise en place des mesures de protection  des lacs et cours d’eau. Hors, ces mesures ne pouvaient être efficaces que si elles étaient appliquées à l’échelle de tous les bassins versants. Dans ce sens nous sommes entièrement en accord avec ce règlement. Par contre, il pourrait être bonifié car certaines obligations, comme par exemple l’obligation d’installer des jardins de pluie, sont très compliquées à mettre en œuvre et parfois sont mal appropriées aux caractéristiques de notre territoire. Ces mesures pourraient être simplifiées, ce qui faciliterait grandement la mise en œuvre de l’objectif fondamental de protection de la prise d’eau.
  • Il n’y a pas que des normes d’urbanisme pour protéger la prise d’eau, nous croyons également que les pratiques d’entretien du réseau routier provincial et municipal ont un impact majeur sur l’apport de sédiments dans les milieux hydriques. Nous devons continuer nos efforts pour modifier nos pratiques de déneigement, l’entretien des fossés, la construction et l’entretien des ponceaux. Dans notre programme électoral nous avons justement  un point sur la règlementation du sel de déglaçage.

Question 4

Durant mon ancien mandat j’ai toujours considéré L’APEL comme un partenaire très efficace. Nous avons réalisé en collaboration plusieurs études et projets qui ont servi non seulement à la protection des milieux hydriques, mais également à l’ensemble des milieux naturels exceptionnels de notre territoire.

Grâce à la collaboration entre la municipalité et L’APEL, nous avons pu bénéficier de subventions pour la réalisation de plusieurs projets, nous comptons continuer à soutenir cet organisme par notre écoute, mais aussi par notre implication concrète dans la réalisation de leur mission.

Robert Miller

Question 1

Nous travaillons de concert avec les promoteurs immobiliers et les partenaires gouvernementaux afin de nous assurer qu’à chacune des phases d’un nouveau développement domiciliaire lorsqu’un réseau d’aqueduc est mis en fonction et que celui-ci est alimenté à même l’eau souterraine, des études sont effectuées afin de vérifier la quantité et la qualité de l’eau à distribuer et les effets sur l’environnement immédiat.

Ces études préliminaires permettent d’établir les infrastructures à mettre en place et de définir les coûts de distribution aux utilisateurs. Les infrastructures sont à la charge des promoteurs à 100 %.

Quant à l’imperméabilisation des sols des secteurs à développer, cela représente un faible pourcentage du périmètre d’urbanisation puisque les contraintes naturelles (fortes pentes, cours d’eau, milieux humides, etc.)  et entropiques (ligne de transport d’énergie, etc.) occupent un pourcentage élevé du territoire compris à l’intérieur des périmètres urbains.

De plus, bien que le concept de densification est trop souvent mal compris et accepté, nous tentons de permettre des modes d’occupation du territoire différents (copropriétés, jumelés, etc) afin justement de libérer plus d’espace naturel et ainsi diminuer encore plus l’imperméabilisation des sols en conservant un nombre de logement.

Question 2

Plusieurs actions sont complétées et d’autres sont mises en application en partenariat avec différents partenaires tels votre organisme (sensibilisation des riverains pour la protection des bandes riveraines), avec la CMQ concernant les relevés sanitaires des installations septiques automnes (ISA).

Nous travaillons présentement à la mise aux normes des ISA. À cet effet, des études de faisabilité pour des systèmes communautaires seront effectuées au cours des prochains mois. À cet égard, nous avons adressé une demande d’aide financière auprès du Fonds municipal vert  pour diminuer les coûts de ces études..

Nous avons adopté un programme qui consiste en un plan d’actions échelonnées sur un horizon d’environ cinq ans afin d’assurer la protection de la ressource en eau et sa saine gestion sur le territoire de la municipalité, par l’intermédiaire d’un suivi de différents aménagements liés à cette même ressource. Les objectifs sont les suivants :

  • Sensibiliser les citoyens à la protection de la ressource en eau par l’intermédiaire de bonnes pratiques environnementales;
  • Améliorer la qualité de la ressource en eau sur le territoire;
  • Voir à l’amélioration de la qualité générale de l’environnement sur le territoire de la municipalité;
  • Dresser un inventaire quantitatif et qualitatif de l’état des installations septiques, des bandes riveraines et du contrôle de la sédimentation sur le territoire de la municipalité;
  • Uniformiser l’application de mesures de protection environnementales à l’ensemble du territoire en poursuivant les objectifs du RCI;
  • Assurer un suivi de la qualité de l’eau par des analyses régulières.

Question 3

Les avantages du RCI : Plusieurs dispositions réglementaires s’ajoutent aux règlements municipaux déjà mis en place ou à des politiques ou des règlements du MDDEFP à l’égard entre autres de la gestion écologique des eaux de ruissellement.

Le cadre réglementaire est le même pour les municipalités environnantes comprises dans le bassin versant et les professionnels en sont bien informés.

Les désavantages sont le manque de souplesse, les normes sont trop rigides et vont parfois à l’encontre des objectifs poursuivis. Heureusement, un comité de révision est mis en place afin d’identifier les irritants et de parfaire les normes permettant d’atteindre les objectifs de départ en fonction des réalités sur le terrain.

Question 4

Nous souhaitons continuer à travailler en étroite collaboration avec votre organisme et les autres partenaires dont le conseil de bassin versant de la Capitale Nationale ainsi que la CMQ afin de terminer nos actions non compétées de notre programme de protection de la qualité de l’eau dont l’aménagement des rives par les riverains et un appui à la mission de l’APEL pour le Marais du nord.