Ensemble, pour une meilleure gestion des eaux pluviales!

bariel récupérateur d'eau de pluieL’urbanisation a pour effet de diminuer les surfaces où l’eau peut s’infiltrer naturellement dans les sols. Ce phénomène est communément appelé « l’imperméabilisation des sols ». Par exemple, le toit d’une maison constitue une des surfaces imperméables les plus importantes, puisqu’il recueille plus de 60 % des eaux de ruissellement. La grande majorité des maisons ont des gouttières branchées directement sur le drain de fondation qui, à son tour, est dirigé dans le fossé le plus près. Ce type d’installation contribue directement à l’augmentation rapide des débits des cours d’eau récepteurs en temps de pluie, ce qui est une cause importante d’érosion, d’apport en sédiments et d’inondations.

Afin de diminuer la quantité d’eau générée par notre propriété dans le réseau pluvial, il est préférable de déconnecter les gouttières des fossés et de les diriger vers un milieu perméable afin de promouvoir son infiltration. On peut aussi emmagasiner l’eau pour favoriser sa réutilisation. De cette façon, l’effet des pluies sur les cours d’eau sera plus diffus et l’eau rechargera la nappe phréatique. Il est nettement conseillé de favoriser la récupération des eaux de pluie pour des usages extérieurs dans les secteurs raccordés au réseau d’aqueduc, considérant les coûts de production de l’eau potable et la relative rareté de la ressource en milieu montagneux où l’infiltration est plus difficile. Il existe différentes solutions d’infiltration et de récupération des eaux de pluie. Parmi les solutions possibles, en voici deux faciles et peu coûteuses à adopter :

  • Installer des barils récupérateurs aux sorties des gouttières : l’eau récupérée peut servir aux usages extérieurs tels que l’arrosage des plantes et du gazon. Les trop-pleins des barils peuvent être redirigés vers un autre baril ou vers une surface perméable comme un jardin pluvial.
  • Aménager un jardin pluvial : esthétique et abordable, le jardin pluvial consiste en un lit de pierres et de plantes de 10 à 30 m² conçu pour capter les eaux pluviales et permettre au sol de les absorber lentement par infiltration. La plupart des gens possèdent déjà des plates-bandes qui peuvent facilement être modifiées pour favoriser l’infiltration. Les descentes de gouttière peuvent être dirigées directement dans le jardin pluvial, qui devrait être situé à au moins 4 m de toutes fondations ou fosses septiques.

Jardin pluvial, municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury (2008)

 

À consulter :

Société canadienne d’hypothèque et de logement

Deux guides sur la gestion des eaux pluviales
Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire a mis en ligne sur son site Internet un guide intitulé :

La gestion durable des eaux de pluie.

Union Saint-Laurent Grand Lacs ont pour leur part diffusé le guide Villes vertes, eau bleue, Guide d’introduction à la gestion écologique des eaux de pluie.

Il est disponible sur leur site Internet à :
http://www.glu.org/sites/default/files/Guide_VillesVertesEauBleu_31mars2010.pdf