La lutte à l’érosion : Pour éviter que les sédiments détruisent nos cours d’eau

L’érosion des rives d’un cours d’eau peut parfois être très impressionnante et a le pouvoir de modifier grandement l’apparence d’une rivière. Sachez que l’érosion se produit dans les zones dénudées où le sol est laissé sans végétation, par exemple : sur les chantiers de construction. En effet, les gouttes de pluie bombardent le sol mis à nu et arrachent les sédiments (gravier, sable, limon, argile, etc.) qui sont ensuite transportés par l’eau de ruissellement vers les fossés. Les particules de sol de différentes grosseurs sont ainsi entraînées jusque dans les cours d’eau. Le gravier et le sable se déposent au fonds du cours d’eau dès que le courant diminue. Lorsque les sédiments s’accumulent dans un secteur, l’eau cherche toujours à passer et crée de l’érosion sur les rives. Parfois, des inondations peuvent aussi en résulter. De plus, si les sédiments plus lourds se déposent rapidement, les sédiments fins tels que le limon et l’argile peuvent être transportés sur de bien plus longues distances et avoir un impact tout le long de leur parcours.

Les impacts de l’érosion et de l’apport de sédiments dans les cours d’eau se font ressentir tant sur le plan économique qu’écologique :

  • Perte de sols fertiles
  • Blocage des égouts pluviaux et des ponceaux
  • Augmentation des risques d’inondation
  • Augmentation des coûts de filtration de l’eau potable
  • Destruction des frayères
  • Envasement et prolifération de plantes aquatiques
  • Réchauffement de l’eau
  • Apports de fertilisants et de produits toxiques associés aux sédiments

La végétation est la meilleure arme pour lutter contre l’érosion. Par leur feuillage et leurs racines, les arbres, les arbustes et les plantes herbacées empêchent l’eau de pluie d’arracher le sol et de l’emporter. De plus, la végétation permet d’absorber et de filtrer l’eau, tout en évitant son réchauffement excessif.

La lutte à l’érosion passe également par une attention particulière à porter lors de travaux de construction ou de terrassement. Il s‘agit de précautions simples, telles que rétablir rapidement un couvert végétal par l’ensemencement ou l’épandage de paillis ou encore de capter les sédiments à l’aide de barrières ou de fosses avant qu’ils ne parviennent au cours d’eau.

Comme chaque geste compte pour la protection de notre environnement, nous comptons sur la collaboration de chacun afin de végétaliser rapidement les espaces mis à nu pour assurer une meilleure protection des sols. En agissant ainsi, vous éviterez également un autre problème : la colonisation des sols par des espèces indésirables comme l’herbe à poux !

Sources et informations : Mathieu Durette et Sylvie LaRose – APEL