Une pelouse écologique en santé, c’est possible !

Voici quelques conseils simples et faciles à mettre en pratique afin de vous aider à garder un magnifique terrain, tout en protégeant votre environnement et en diminuant les risques pour la santé de votre entourage.

Soins du sol

Une belle pelouse ne se limite pas seulement à un feuillage vert, les racines et le sol comptent également pour beaucoup. Plus le sol sera riche et en santé, plus les racines seront profondes et vigoureuses et plus la pelouse sera belle et résistante aux maladies et aux ravageurs.

  • Déchaumez le sol. Au printemps, passez le râteau pour enlever les parties de racines mortes du gazon qui retiennent l’eau et maintiennent une humidité trop grande provoquant l’apparition de maladies.
  • Analysez la structure de votre sol. Le sol doit être aéré et souple, c’est-à-dire que l’on doit pouvoir enfoncer un crayon dans le sol sans difficulté. Dans le cas contraire, il faudra l’aérer à l’aide d’une machine qui prélève des carottes de terre. Vous pouvez louer cette machine ou demander à une compagnie d’entretien des pelouses d’exécuter ces travaux.
  • Vérifiez le pH ou l’acidité de votre sol. Le pH doit être entre 6 et 7. Un sol proche de 7 favorisera la disponibilité des éléments nutritifs pour les plantes et favorisera l’implantation d’organismes bénéfiques dans le sol. Pour vérifier le pH, vous pouvez vous procurer une trousse d’analyse ou confier le travail à votre centre jardin, la plupart offrent ce service.
  • Étendez une fine couche de terreau ou de compost sur le sol pour ajouter des minéraux et des micro-organismes.
  • Ensemencez les parties découvertes avant que les mauvaises herbes ne s’installent !

Arrosage

  • Arrosez tôt le matin ou en soirée, lorsque le temps est calme, afin d’éviter que l’eau s’évapore ou qu’elle soit transportée par le vent.
  • Un bon arrosage de 2,5 cm d’eau, une fois par semaine, aidera le gazon à faire des racines profondes qui résisteront davantage à la sécheresse, contrairement à plusieurs arrosages en surface.
  • N’oubliez pas de tenir compte de l’eau que Dame Nature nous fournit gratuitement. Un arrosage excessif peut favoriser la croissance de moisissures et peut délaver les nutriments présents dans le sol.
  • Utilisez l’eau de pluie provenant de votre toit en la dirigeant dans un réservoir couvert d’une toile moustiquaire.

Coupe

  • Une pelouse coupée à 8 à 10 cm de hauteur (3 à 4 pouces) gardera le sol humide et empêchera la plupart des mauvaises herbes de croître, celles-ci ayant besoin de lumière et d’espace.
  • En laissant le gazon coupé sur place, vous fournirez à votre pelouse 30 % de l’engrais dont elle a besoin.

Engrais

En avril 2006, la nouvelle loi sur l’usage des pesticides est entré en vigueur pour les terrains privés et commerciaux. Cette loi vise à interdire l’usage des pesticides les plus dangereux pour l’homme et pour l’environnement. Pourquoi ne pas dépasser ces exigences et travailler à avoir une pelouse écologique en santé ? On vise tous à être plus indépendants, pourquoi ne pas l’être pour votre engrais. Près du tiers de nos déchets domestiques peuvent être compostés et servir d’engrais naturel.

  • En étendant un peu de compost sur votre pelouse, vous redonnerez des minéraux et « de la vie » à votre sol : une couche d’environ 0,5 cm (¼ de pouce), au printemps
    ou à l’automne suffira.
  • Si nécessaire, utilisez un engrais organique ou à base synthétique de bonne qualité qui se relâchera lentement et sera totalement assimilé par votre pelouse en 3 à 4 mois.

Diversifiez

  • La présence du trèfle est bénéfique à votre gazon, il permet de fixer l’azote présent dans l’air et le rendre accessible aux autres plantes. C’est de l’engrais gratuit !
  • Il est normal que certains segments de votre terrain ne soient pas favorables au gazon (milieux trop ombragés ou en pente). Remplacez le gazon par une plate-bande ou transformez ce petit coin en prairie naturelle !
  • Un arbre bien situé peut vous aider à climatiser votre maison en créant de l’ombre.
  • En plantant des fines herbes dans vos plates-bandes et dans votre jardin, vous éloignerez plusieurs insectes nuisibles. Informez-vous au sujet du compagnonnage des plantes : plusieurs plantes interagissent entre elles et sont une excellente façon de lutter contre certains prédateurs !

Si vous mettez en pratique les conseils ci-dessus, vous ne devriez pas avoir besoin de pesticides. Ceux-ci ne devraient être utilisés qu’en dernier recours! Rappelez-vous qu’il existe une alternative biologique pour presque tous les produits chimiques.
« À bien y penser, un terrain vert, c’est naturel ! »

Saviez-vous que…

… en 50 ans, le nombre d’espèces d’insectes résistantes aux insecticides chimiques est passé d’une dizaine à plus de 450 !

Sources : Jérôme Léger, Mathieu Durette et Mélanie Deslongchamps – APEL