Agissons maintenant, agissons ENSEMBLE… un rappel

Avec l’adoption d’un moratoire sur le développement résidentiel à la Communauté métropolitaine de Québec le 17 décembre dernier, le slogan « Agissons maintenant, agissons ENSEMBLE » adopté au préalable le 22 novembre par l’ensemble des élus de la région a malheureusement été quelque peu oublié. L’APEL comprend les frustrations multiples que cause ce moratoire et aurait préféré de loin ne pas vivre un deuxième moratoire en cinq ans, car celui de 2010 avait laissé des cicatrices difficilement conciliables avec la mise en place d’une réelle gestion par bassin versant.

L’urgence d’agir a mené à cette décision… maintenant que c’est fait, il faut éviter de polariser le débat. Il faut surtout cesser de chercher des coupables, viser un objectif commun et rétablir le dialogue. Une bonne manière d’y arriver serait de réunir tous les acteurs autour d’une table, de former les différents intervenants afin de développer un langage commun, de vider les questions épineuses et d’arriver ENSEMBLE à des solutions novatrices. Il faudra ensuite être solidaires des décisions prises et travailler ensemble pour les réaliser.

Dans les prochaines semaines, l’APEL multipliera les rencontres avec les décideurs, les élus, les chercheurs et les scientifiques, les fonctionnaires municipaux et provinciaux et autres intervenants dans le dossier afin de travailler ensemble sur les défis importants de notre bassin versant (eaux usées, sels de voiries, aménagement du territoire, etc.). Jusqu’à maintenant, parmi les instances concernées, il y a quasi-unanimité à l’effet qu’il est primordial de protéger notre eau, nos rivières et nos lacs, et que les enjeux dans notre bassin versant sont majeurs. Ce consensus devrait encourager tous les acteurs à agir pour le bien commun.

Par contre, comme les investissements à venir seront importants, chacun à sa manière, souhaite minimiser les impacts et protéger ses acquis. Ainsi, il est important de garder en tête que d’autres ont réussi à protéger leur ressource eau avant nous. Pensons notamment à nos voisins de l’Ontario qui ont fait tout un travail de concertation, de gestion des risques et de préservation de la ressource depuis Walkerton. Soyons conscients que ce n’est pas simple, mais de nombreux acteurs de ces succès nous ont tous affirmé que la transparence et le dialogue ouvert entre tous les intervenants sont obligatoires si on veut espérer réussir nous aussi.

En terminant, comme nous ne sommes pas les seuls à vivre des problèmes de qualité d’eau au Québec, on doit pouvoir compter sur la solidarité des autres organismes, des ministères, des chercheurs et de la population de la région de Québec et du Québec pour relever l’important défi d’assurer la pérennité de notre approvisionnement en eau. Après tout, on a tous besoin d’eau potable pour survivre et notre qualité de vie est également améliorée lorsque l’on peut s’y baigner, canoter, pêcher et la contempler. Présentement, la solidarité nous provient des provinces et états voisins, de plusieurs groupes de citoyens et de municipalités de partout au Québec qui nous encouragent, nous guident dans nos stratégies et dans l’amélioration de nos connaissances. Nous sommes reconnaissants pour ces encouragements, mais nous souhaitons qu’une cohésion s’installe également parmi les acteurs de notre bassin versant, car c’est ensemble que nous allons arriver à notre objectif commun de sauvegarder notre eau potable!

L’enjeu de la protection des sources d’eau potable revêt une importance primordiale pour la population du Québec, et l’intérêt collectif devrait être mis de l’avant. Travaillons-y! Agissons maintenant. Agissons ensemble!