Dépôt du rapport de l’Étude limnologique

Communiqué
Pour diffusion immédiate

Haut-bassin de la rivière Saint-Charles
Dépôt du rapport de l’Étude limnologique

Québec, le 22 juin 2010 – L’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) et ses partenaires rendent public le rapport final de l’Étude limnologique du haut-bassin de la rivière Saint-Charles.

Plus de 230 000 citoyens consomment l’eau provenant de la prise d’eau potable de la Ville de Québec. L’étude a permis de mieux connaître son bassin versant  et de formuler des recommandations pour améliorer la qualité de l’eau.

« La préservation de la ressource eau est un enjeu de première importance. C’est pourquoi nous devons tout mettre en œuvre afin de réaliser une série d’actions donnant suite aux recommandations de ce rapport » a mentionné le président de l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL), François Morneau.

Des rives érodées
Les cours d’eau étudiés sont les rivières Noire, des Hurons, Hibou, Durand, Saint-Charles, Jaune et Nelson ainsi que les lacs Saint-Charles, Delage, Durand, Clément et Trois-Petits-Lacs. Tous ont des problèmes d’érosion. De plus, 35% des rives des rivières et 49% des rives des lacs présentent un couvert insuffisant de végétation naturelle et nécessiteraient des travaux de renaturalisation.

L’impact polluant des fortes pluies
Bien que les rivières du haut-bassin aient généralement une eau de bonne qualité, elles subissent toutes des contaminations lors de pluies abondantes. En effet, des concentrations élevées de phosphore, de matières en suspension, de chlorure ou de coliformes fécaux ont été observées à l’occasion de pluies importantes. Les fortes précipitations lessivent les sols dénudés et causent des crues importantes qui amplifient également l’érosion des rives.

La vulnérabilité du lac Saint-Charles
Le lac Saint-Charles, qui sert de réservoir d’eau potable pour la Ville de Québec, est aux prises avec des épisodes de fleurs d’eau de cyanobactéries depuis 2006.
L’étude des sources de phosphore indique que les activités humaines sont responsables d’une augmentation de 50% du phosphore dans le lac par rapport aux conditions naturelles. De plus, selon les critères suggérés par le MDDEP, le lac Saint-Charles a dépassé sa capacité de support en ce qui a trait au phosphore. Rappelons que le phosphore contribue de façon importante à la croissance des cyanobactéries.

Le rapport final de l’étude se trouve sur le site Internet de l’APEL et sur le site Internet de la Ville de Québec. De plus, des fiches synthèse pour chaque cours d’eau du bassin versant ainsi que des résultats d’analyses sont disponibles via Google EarthTM. Pour de plus amples informations, visitez le site Internet de l’APE: apel-maraisdunord.org

L’Étude limnologique du haut-bassin de la rivière Saint-Charles a été réalisée par l’APEL, le Centre Eau, Terre et Environnement de l’Institut national de la recherche scientifique et l’Université Laval. Elle a été rendue possible grâce au soutien financier des villes de Québec et Lac-Delage et de la municipalité des Cantons-Unis de Stoneham-et-Tewkesbury et à la collaboration du MDDEP et du Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles.

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Source : Mélanie Deslongchamps
Directrice générale, APEL
(418) 849-9844