Protection de nos sources d’eau potable : aujourd’hui plus que jamais, nous devons travailler ensemble!

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

Québec, le 21 avril 2016Dans le contexte de la dégradation inquiétante de nombreuses sources d’eau potable de la région, les élus de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) ont voté, en décembre dernier, une résolution de contrôle intérimaire (RCI) visant à mieux encadrer la construction dans les bassins versants concernés. Suite à l’annonce du report de l’entrée en vigueur du RCI faite cet après-midi par la CMQ, il est à craindre que le développement du territoire s’accélère dans les prochains mois. L’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) souhaite donc rappeler l’importance de protéger l’eau souterraine et de surface dans un esprit d’hydrosolidarité. Après tout, l’ensemble des acteurs de la société se sont dits favorables à une meilleure protection de l’eau au cours des derniers mois.

Pour arriver à mieux protéger l’eau, l’APEL recommande de créer une table de concertation responsable de définir des objectifs communs, d’élaborer un plan de conservation et d’aménagement harmonisé et d’émettre des recommandations. Cette table doit réunir tous les acteurs du territoire : élus, fonctionnaires, intervenants en économie sociale, promoteurs ou représentants (APCHQ), citoyens, scientifiques et experts (avocats spécialisés en droit municipal, chercheurs universitaires, aménagistes, limnologistes, etc.). La participation de toutes les parties prenantes aux discussions et aux décisions favorisera ainsi une plus grande acceptabilité sociale.

En parallèle, l’APEL invite les autorités municipales à traiter les demandes urgentes de permis en considérant les contraintes du milieu naturel et à effectuer un suivi rigoureux des chantiers de construction. Pour ce faire, des agents de sensibilisation devraient collaborer avec les promoteurs et les entrepreneurs afin d’assurer une bonne gestion des chantiers, tant au niveau de la protection du couvert végétal que du contrôle des sédiments.

Rappelons en terminant que dans un rapport publié en 2011, le Vérificateur général du Québec signalait la problématique de la faible prise en compte de la capacité de support du milieu récepteur lors de développements immobiliers : « le MDDEP délivre le Certificat d’autorisation s’il y a respect des normes prévues au règlement, et ce, peu importe le degré de fragilité du milieu récepteur. En l’absence d’une véritable évaluation des effets cumulatifs des pressions sur l’environnement, il y a risque de porter atteinte à la santé humaine, à la qualité de l’environnement et à la pérennité des écosystèmes, bien que les projets pris individuellement puissent respecter les normes d’émission ou de rejet. » C’est dans ce contexte que l’APEL demande aux autorités de bien vouloir travailler en concertation, pour aménager le territoire autrement au profit des générations futures.

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Pour renseignements :

Mélanie Deslongchamps, Directrice générale
Association pour la protection de l’environnement
du 
lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL)
418 849-9844

information@apel-maraisdunord.org
www.apel-maraisdunord.org